Butembo : Après l’exposé de Eugénie Musivirwa, des jeunes s’engagent à promouvoir les bonnes pratiques culturelles
Les jeunes doivent promouvoir les bonnes pratiques puisées de la culture africaine. L’invitation est de la Présentatrice de l’émission TRIBUNE FEMMES de MOTO TV. Eugénie MUSIVIRWA l’a lancée ce samedi 8 août 2026 au cours de son échange avec des jeunes rassemblés dans la salle du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle, CLAC Butembo.
Lors de son intervention, l’oratrice a invité les jeunes participants à la bonne utilisation des réseaux sociaux où certaines femmes s’exposent avec des sextapes.
Dans la foulée, elle a insisté que le corps étant le temple du saint Esprit, la femme ou la jeune fille doit se laisser guider par les bonnes valeurs culturelles. Ces valeurs interdisent par exemple la dépravation des mœurs et promeuvent par exemple la virginité, a-t-elle exposé.

Bien plus, Eugénie MUSIVIRWA a mis en garde les jeunes sur le suivisme aveugle. C’est dans cette logique qu’elle a rappelé l’importance d’aller rencontrer les grands-parents au village pour apprendre d’eux certaines choses qui concerne la culture africaine ou d’ailleurs la famille.

«On a plus touché le modernisme qui, de plus en plus, s’il n’est pas bien adapté, constitue un obstacle à la promotion de la culture. Alors, les jeunes devraient maximiser plus d’efforts à promouvoir leur culture partout où ils peuvent se retrouver. Parce que vous savez, on a toujours dit qu’il faut s’aimer tel que l’on est. Si on ne s’aime pas, ça sera difficile pour d’autres personnes de vous aimer ou de vous donner de la valeur. Alors, nous avons parlé des jeunes qui se confient plus au modernisme qu’à des valeurs de leur culture. Les jeunes, eux aussi, à leur niveau, ils ont à faire pour la promotion de nos valeurs culturelles, vous savez que c’est la jeunesse qui constitue l’avenir de notre pays. Alors, une fois la jeunesse est éduquée, une fois la jeunesse a le bagage par rapport à sa propre culture, ça peut aider à la pérenniser», résume Eugénie MUSIVIRWA, journaliste de formation.
Les participants témoignent avoir appris ce qu’ils écoutent rarement.
«L’exposé a été intéressant et ça a été un appel pour les femmes de notre communauté à ne pas piétiner notre culture, de reprendre et de sauvegarder les valeurs d’une femme africaine. Bien sûr que c’est important, vu que la première richesse d’un peuple, c’est d’abord sa culture. Et donc, laisser périr notre culture, c’est perdre quelque chose de notre communauté », réagit Arthur, le poète.
«Je quitte la salle avec l’impression d’aller m’améliorer pour me valoriser dans la société parce que c’est l’appel après la journée internationale de la femme africaine. J’ai pu comprendre que j’ai de la valeur. Déjà au sujet des valeurs culturelles, au niveau du continent africain, mon attitude à cultiver, ce sera d’apprendre, de continuer d’apprendre de la femme, de respecter la culture et tout ce qui va avec, ce qu’on appelle notre culture, parce que c’est ce qui est important. Et je dois éviter certaines habitudes », promet Eloïsa KASIMWA.
«En fait, je suis tellement satisfait par le fait qu’au départ, c’était les dames qui ont exposé. Et c’est déjà quelque chose de positif quand nous regardons notre société. Et par rapport aux valeurs africaines, j’ai été tellement ému par le fait qu’elles-mêmes ont souligné qu’en tant que femmes, elles doivent quand même respecter au moins les valeurs des femmes africaines. Il faut qu’elles multiplient les séances pour que plusieurs filles, pour que plusieurs femmes aussi soient au courant de ce qu’elles peuvent accomplir en tant qu’étudiantes », réagit VWENGE LAYABE Nathan.

Notons que cet exposé rentre dans le cadre de la journée internationale de la femme africaine célébrée chaque 31 juillet. Outre Eugénie MUSIVIRWA qui a développé le sujet : « Modernisme, entre culture et dépravation des mœurs, quels repères pour la femme africaine ? », Esther LUHAVO a exploré le sujet « Vers l’autonomisation financière et l’accès des femmes aux espaces de prise des décisions ».
Patient Akilimali