Butembo : Cette prescription de Roland Mapendano pour relever le défi de la sous-qualification des enseignants dans des écoles maternelles

Butembo : Cette prescription de Roland Mapendano pour relever le défi de la sous-qualification des enseignants dans des écoles maternelles

20. juillet 2026 Allgemein 0
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L’organisation de l’option pédagogie maternelle est l’une des pistes de solutions qui pourront atténuer le problème de la sous-qualification dans ces écoles. Cette recommandation a été donnée à la presse le jeudi 16 juillet dernier par l’assistant Paluku Mapendano Roland, l’un des intervenants aux séances de la revue annuelle de performance, RAP, dans les 2 sous-divisions de la ville de Butembo, en province éducationnelle Nord-Kivu 2.

Cet enseignant des langues à l’Institut Supérieur Pédagogique, ISP Muhangi, dit avoir constaté un défi de sous-qualification des enseignants dans des écoles maternelles. L’assistant 2 Paluku Mapendano Roland (Msc) parle de la sous-qualification pédagogique, volontaire et scientifique.

«Une qualification est dite pédagogique, notamment à l’école maternelle, c’est-à-dire la majorité des enseignants qui travaillent à l’école maternelle n’ont pas la formation appropriée pour l’enseignement maternel. Ce sont des pédagogues qui sont formés pour l’école primaire, mais ils viennent se retrouver à l’école maternelle sans formation. Nous avons appelé « sous-qualification volontaire » le fait que ces enseignants ici ne veulent pas se mettre à jour, s’arrimer à l’évolution du moment. Aujourd’hui, on parle de nouvelles approches d’enseignement, d’approches innovantes. Alors, un enseignant, bien que qualifié pédagogiquement, scientifiquement, mais qui est resté dans les méthodes traditionnelles d’enseignement, est sous-qualifié. Et celui-là, nous l’avons appelé « sous-qualifié volontaire ». Nous avons un autre cas de sous-qualification, c’est alors le sous-qualifié scientifique, c’est-à-dire un enseignant qui a un diplôme d’État, mais qui se retrouve titulaire de cours dans les écoles secondaires. Et là, cette situation est alarmante, et elle peut justifier, en partie, les échecs constatés dans les épreuves certificatives », explique-t-il.

Pour y remédier, ce chercheur demande aux gestionnaires et chefs d’établissement de créer l’option pédagogie maternelle et éviter le clientélisme dans le recrutement.

« Par rapport au recrutement, nous avons demandé, par exemple, aux gestionnaires d’école d’améliorer les critères de recrutement des enseignants, c’est-à-dire qu’ils organisent un recrutement basé sur des critères objectifs, et d’éviter le clientélisme et le népotisme dans le recrutement. Nous avons recommandé également que les écoles qui organisent l’option « pédagogie générale » puissent organiser également une autre option que nous appelons « pédagogie maternelle », pour qu’on offre aux écoles maternelles un personnel qualifié. Nous avons recommandé aux gestionnaires d’écoles, comme aux chefs d’établissement, de multiplier des formations au sein de leurs écoles pour la mise à niveau des enseignants, sur le plan pédagogique ainsi que sur le plan scientifique », recommandé PALUKU MAPENDANO Roland.

Il faut noter qu’au cours de ces séances qui ont duré au moins quatre jours, il a été question pour les acteurs éducatifs, ainsi que leurs partenaires d’évaluer les performances de l’enseignement durant l’année 2025-2026 ainsi que élaborer et valider le plan pour l’année scolaire 2026-2027.

Samuel Lukalango