Butembo-Condamnation des militaires meurtriers et pillards ; Maître Makeo de la partie civile salue la décision du Tribunal mais a peur des accusés en fuite

Butembo-Condamnation des militaires meurtriers et pillards ; Maître Makeo de la partie civile salue la décision du Tribunal mais a peur des accusés en fuite

16. décembre 2025 Allgemein 0
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La partie civile dans le procès des militaires condamnés pour meurtre et autres cas d’insécurité en commune Bulengera est partiellement satisfaite de la décision du Tribunal Militaire, garnison de Butembo.

Après le jugement prononcé, Maître Serge MAKEO, conseil de cette partie, a toutefois émis des craintes au sujet des militaires indisciplinés qui ont fui après avoir pris part à la commission des actes d’insécurité avec leurs compagnons d’armes condamnés.

« Les prévenus qui ont été présentés devant le juge viennent d’être condamnés. La peine de mort, c’est aussi une satisfaction pour nous. Toutefois, notre inquiétude réside du fait qu’il y a les membres de la bande de monsieur Mbuyi Kadima qui sont en fuite.  Ils ont insécurisé la ville de Butembo depuis novembre jusqu’à décembre. D’autres sont malheureusement à fuite. Ils n’ont pas été présentés devant la justice. Nous lançons un appel aux services de sécurité parce que ceux qui sont en fuite constituent encore un danger pour la communauté. Parce que nous ne savons pas s’ils sont en ville de Butembo, nous ne savons pas s’ils sont à Beni, nous ne savons pas là où ils sont. C’est encore un danger pour la République et nous lançons un appel aux services spécialisés de pouvoir mettre toutes les batteries en marche pour que ceux qui n’ont pas été présentés devant le Tribunal militaire puissent l’être dans les prochains jours. Nous remercions le tribunal militaire, l’auditorat militaire, tout le monde qui a mis la main dans la pâte pour que la justice soit rapprochée de la population. Nous pensons qu’avec ce genre d’exercice, ça peut diminuer la criminalité en ville de Butembo, mais aussi renforcer la confiance entre les citoyens et la justice militaire », se réjouit-il.

En outre, même si le Tribunal a pris en compte les prétentions de la partie civile, celle-ci continue à pleurer la personne décédée.

« S’agissant des dommages à intérêt, si cela nous arrange, nous disons qu’il y a quelqu’un qui est décédé. Même si on nous a alloué des dommages et intérêts, ça ne pourrait pas le faire ressusciter », conclut Maître MAKEO.

Patient Akilimali