Butembo : la DYFEGOU alerte sur des cas des violences sexuelles et pointe du doigt des hommes armés
La situation sécuritaire demeure encore volatile en ville de Butembo, en province du Nord-Kivu. Au total, 5 cas de violences sexuelles ont été notifiés par la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU à l’intervalle de 2 mois seulement. Ces données statistiques ressortent du rapport rendu public par Madame KAHAMBU TUOMBEANE Rose, sa coordonnatrice, ce jeudi 1er octobre 2026. C’était au cours d’un point de presse tenu en son office de travail.
Dans son allocution, Madame KAHAMBU TUOMBEANE Rose s’est dite préoccupée par la situation sécuritaire de la ville marquée par des cas de fusillades, tortures, violences sexuelles et bien d’autres exactions.
Elle rapporte que depuis le mois d’août dernier, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU, a documenté 5 cas de violences sexuelles.
La coordonnatrice de cette structure féminine a fait savoir que les données recueillies sur terrain et les témoignages de victimes accusent des hommes porteurs armes d’être auteurs de ces actes ignobles.
« En rapport avec l’insécurité grandissante en ville de Butembo, nous allons insister sur les cas de torture et de fusillade mais avec une attention particulière sur les cas de viol. La DYFEGOU a enregistré, depuis le début du mois d’août, cinq (5) cas. Nous avons pris la commune Vulamba comme échantillon. Et parmi ces cas, il y en a 1 enregistré presque en plein centre de ville parce que Kambali, c’est un quartier qui se trouve au centre. Voilà, les auteurs qui signent ces actes sont des hommes porteurs d’armes. Quand nous sommes allés vers les institutions compétentes en matière de l’ordre public, les autorités policières, bien sûr, nous ont dit qu’il s’agirait de Wazalendo. Et nous, nous avons dit, et à nous de redire que si ce sont de Wazalendo, alors à l’autorité compétente de les chercher. Nous, on a identifié des porteurs d’armes, selon les témoignages des victimes », dénonce Madame KAHAMBU TUOMBEANE Rose.
Notre interlocutrice a, dans son message, exhorté la Police Nationale Congolaise conjointement avec d’autres services de sécurité à prendre leurs responsabilités en main en vue de recadrer certains éléments indisciplinés et à veiller sur la circulation d’armes dans la ville.
Pour Madame Rose TUOMBEANE, le maintien de la sécurité et le rétablissement de la sécurité dans la région constituent des plus grands besoins prioritaires exprimés par la population.
« Donc, qu’ils soient certaines brebis galeuses de la police, de l’armée ou wazalendo je ne sais pas d’où, ce que nous voulons, c’est la sécurité, la quiétude de la population. Et pour nous, la responsabilité, ce sont les autorités, précisément la Police Nationale Congolaise et tous les membres du comité de sécurité. Ici, on ne va pas mâcher les mots pour dire que c’est une honte de voir qu’en cette année 2026, pendant que la RDC a signé plusieurs textes et ratifié plusieurs accords au niveau international pour s’aligner derrière le combat contre les violences faites à la femme que cela se passe en plein centre-ville de Butembo. Nous interpellons donc les autorités à surveiller les armes, la circulation des armes est parmi les facteurs favorisant cette question ici. Et nous leur donnons, un temps limité pour que nous puissions un jour évaluer avec eux. Nous ne voudrions plus y arriver pour dénoncer, mais nous voudrions y arriver peut-être pour les encourager à partir des avancées qui seront déjà là », recommande cette structure féminine.
Notons qu’au cours de cette conférence de presse, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU a alerté sur la présence de nombreux enfants filles comme garçons dans différents groupes de jeunes Wazalendo.
La coordonnatrice de cette organisation de défense et de promotion pour la bonne gouvernance appelle les responsables de positions des jeunes patriotes dits Wazalendo à libérer et à retirer les enfants de leurs rangs et opérations en afin de protéger leurs droits fondamentaux.
Victoire Pozite