Butembo : report de la double manifestation de la C64 pour infiltration suspectée (Comité organisateur)

Butembo : report de la double manifestation de la C64 pour infiltration suspectée (Comité organisateur)

15. septembre 2026 Allgemein 0
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Il n’y a pas eu de manifestation de l’opposition politique réunie au sein de la Coalition Article 64 ce mardi 15 septembre 2026 en ville de Butembo. C’est ce que reconnait également le comité d’organisation. Dans une déclaration faite à la presse, le Coordonnateur provincial Nord-Kivu 2 et point focal de la C64 à Butembo indique que les mobiles qui sous-tendent à la surséance de cette manifestation sont fondés.

« Nous devrions avoir une marche pacifique ce 15 septembre 2026 avec un sit-in à la résidence de l’honorable Janine Katasohire en Ville de Butembo. Après analyse des faits, nous avons estimé, nous avons trouvé que c’était nécessaire de surseoir  notre activité pour ce 15 septembre, d’autant plus que nous avons constaté qu’il y avait déjà un groupe de gens qui voulaient infiltrer la manifestation purement pacifique pour vouloir faire porter le chapeau à la C64 qui a des membres purement démocrates, purement pacifiques », amorce MUHINDO AKAYESU Joseph.

La veille, le Maire a qualifié cette marche d’inopportune au regard du contexte Ebola. A ce sujet, MUHINDO AKAYESU Joseph concède : « Mais aussi, faisant suite à ce que nous sommes en train de traverser, nous sommes de ceux-là qui sensibilisent autour de l’éradication de la Maladie à Virus Ebola et nous avons trouvé, le maire aussi écrire cela dans sa lettre, la réponse qu’il nous a donnée, compte tenu de la propagation de la maladie à Virus Ebola et il nous a peut-être demandé à ce qu’on puisse surseoir l’activité. Nous avons dit, nous sommes de ceux-là qui prônent la vie humaine qui reste sacrée et nous avons dit ceci. Il n’appartient pas au maire d’autoriser la marche, nous sommes dans le régime d’information ».

Dans la même déclaration, MUHINDO AKAYESU Joseph précise que la C64 n’a aucune dent contre les députés nationaux élus de la ville de Butembo. A l’en croire, les sit-in à leurs résidences en commençant par celle de la députée Jeanine KATASOHIRE sont aussi citoyennes consécutivement au silence de ces représentants de la Nation au sujet de ce qui est en vogue dans le microcosme politique congolais.

«La C-64 n’a pas de problème avec l’honorable Jeanine Katasohire, moins encore avec l’honorable Rémy Mukweso, l’honorable Mbindule Mitono, l’honorable Mbusa Nyamwisi, non, nous restons pacifiques, nous savons que les députés, dans leurs prérogatives, quand ils sont en vacances parlementaires, ils voient le peuple, ils parlent au peuple, ils expliquent ce qui s’est passé à l’assemblée, qu’est-ce qu’ils comptent faire, qu’est-ce qu’ils comptent réaliser, mais aujourd’hui vous avez constaté vous-même un silence-radio, d’autant plus qu’ils ont voté la loi que nous nous considérons de suicidaire contre la République, parce que cette loi référendaire n’est autre que pour préparer le changement de la constitution ou encore, la balkanisation de notre pays, et faire un mandat à vie au président de la République, nous avons dit non, comme ils n’ont pas voulu s’exprimer dans ce sens-là, nous, nous allons commencer à aller vers eux, qu’ils nous expliquent exactement quelles motivations ils ont prises pour comprendre qu’ils doivent le faire, d’autant plus que nous sommes dans une situation purement chaotique dans notre pays, nous voulons que la paix revienne, la cohésion nationale, et on nous amène dans des histoires de changement de la constitution », s’explique MUHINDO AKAYESU Joseph.

Dans cette logique, la C64 dit avoir sensibilisé ses membres à rester calmes et sereins. Elle envisage de réaliser la même activité les jours à venir.

Si à Kinshasa, la marche contre la loi référendaire a été dispersée après un moment de son déroulement lorsque la police a mis fin aux heurts entre des membres de la Force du progrès et des manifestants, dans d’autres villes du pays, ladite manifestation a simplement été étouffée par un dispositif sécuritaire.

La Rédaction