Criminalité à Butembo : La DYFEGOU s’en prend à l’état de siège et refuse que les cas des morts soient réduits à de simples statistiques

Criminalité à Butembo : La DYFEGOU s’en prend à l’état de siège et refuse que les cas des morts soient réduits à de simples statistiques

9. janvier 2026 Allgemein 0
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Réaction musclée de la Dynamique de Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU, face à l’insécurité grandissante à Butembo. Elle est contenue dans une déclaration rendue publique le jeudi 08 janvier 2026.

La DYFEGOU s’inquiète des cas des meurtres et des pillages de motos devenus monnaie courante dans la ville.  « Ces crimes ne sont ni isolés, ni accidentels. Ils s’inscrivent dans une spirale de violences devenue presque banale, quotidienne, révélatrice de l’effondrement de la sécurité urbaine et de l’incapacité manifeste de l’État à protéger ses citoyens », amorce la DYFEGOU.

Face à cette situation, elle dénonce que l’état de siège est un dispositif à bout de souffle. « La DYFEGOU dénonce avec gravité l’échec patent de l’état de siège, imposé au Nord-Kivu au nom de la sécurité, mais qui, dans les faits, n’a ni neutralisé l’insécurité ni rassuré la population. Pire encore, ce régime exceptionnel s’est vidé de son sens, perdant sa force dissuasive, pendant que les groupes armés et les criminels agissent librement, y compris en pleine ville », poursuit-elle.  

La Dynamique de Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU opine que l’état de siège n’a pas seulement échoué à sécuriser mais il endort la vigilance citoyenne et déplace le débat vers des actions de développement annoncées à grand renfort de communication, mais dont la population ne voit ni la proximité, ni l’impact réel, ni l’aboutissement concret.

Partant, elle regrette que cette situation crée une illusion d’action, pendant que les morts s’accumulent, que les familles pleurent et que la peur s’installe durablement. Dans leur déclaration, les femmes membres de la DYFEGOU refusent l’impunité et le mépris du droit fondamental à la vie.

« La DYFEGOU condamne avec la plus grande fermeté cette gouvernance sécuritaire défaillante, marquée par l’absence de résultats visibles, l’impunité persistante et le mépris du droit fondamental à la vie. La DYFEGOU tient les autorités compétentes pour responsables de la protection des populations civiles ; exige des enquêtes immédiates, indépendantes et crédibles, suivies de poursuites judiciaires réelles. Elle réclame une évaluation honnête et publique de l’état de siège, y compris la possibilité de sa levée. Alerte sur le risque d’une rupture profonde de confiance entre la population et les institutions de l’État. La DYFEGOU exprime sa solidarité totale aux familles de Monsieur Ngike, du jeune Destin, et à toutes les victimes de cette insécurité chronique. Elle s’incline devant leur mémoire et refuse que leurs morts soient réduites à de simples statistiques. La sécurité n’est pas un privilège. Elle est un droit. Et l’État a failli à ce devoir », conclut la DYFEGOU.

La DYFEGOU a rendu publique cette déclaration après les récents cas des meurtres enregistrés à Butembo la soirée du mercredi 7 janvier. Les victimes sont le policier NGIKE, abattu par balles à Lusando et le jeune Destin tué par balle à Kihate-Mutiri.

La Rédaction