UOR Butembo : période d’examens, l’étudiant Ghislain Kasonia apprête un système de reconnaissance faciale et vérification du seuil financier
« Plate-forme de contrôle d’accès aux salles d’examens par reconnaissance faciale et vérification du seuil financier », c’est le sujet de recherche du mémoire présenté et défendu par l’étudiant MUMBERE KASONIA Ghislain du Domaine de Sciences et Technologie à l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo ce mercredi 15 juillet 2026.
Se confiant à Radio Elimu , la Voix de l’UOR, après l’étape d’évaluation, ce récipiendaire a indiqué que son travail de recherche s’inscrit dans le contexte selon lequel, il s’observe encore des difficultés dans les opérations de recouvrement de frais académiques en période d’examens dans plusieurs universités et instituts supérieurs de la région.

L’étudiant MUMBERE KASONIA Ghislain a fait savoir que durant différentes session d’épreuves académiques, on assiste à une lenteur dans la perception des frais causant un grand retard pour les étudiants d’accéder à la salle de passation des examens.
Il a enchaîné que l’usage de documents manuels dans cette opération favorise des infiltrations et fraude des étudiants en difficulté financière.
«J’ai présente un sujet très important intitulé : ‘‘Plateforme de contrôle d’accès aux salles d’examen, par reconnaissance faciale et vérification du seuil financier’’. Le problème que j’ai pu constater, c’est par rapport à une lenteur qui se manifeste dans différentes universités, notamment lorsqu’il y a des examens. Il y a parfois des étudiants qui traînent au niveau de la porte pour accéder aux examens, alors ce genre de trucs nous a poussé à penser à réaliser ce système-là. Les conséquences, ce qu’il peut y avoir des gens qui sont en ordre avec des frais mais les autorités, elles, consultent des manuels. Il peut arriver un moment, les recouvreurs manquent le nom des candidats qui seraient normalement les premiers à accéder à la salle d’examen parce qu’ils ont déjà atteint les frais qu’exige l’administration. Lorsque les étudiants passent les épreuves après un grand retard, ça perturbe. Il ne sera pas vraiment concentré à l’examen », déclare l’étudiant MUMBERE KASONIA Ghislain.
Ce chercheur en Génie informatique a, à travers son initiative, installé une plate-forme de contrôle permettant aux étudiants en ordre avec les frais académiques d’accéder facilement à la salle d’épreuves moyennant la camera.

Pour l’étudiant KASONIA Ghislain, cette solution informatique pourra aussi assurer le suivi de paiement et renforcer la collaboration entre les établissements supérieurs partenaires.
« Mon programme apporte une solution très importante parce que le système n’intègre pas seulement l’accès à la salle d’examen, le système intègre aussi le partage avec d’autres universités. Par exemple, prenons le cas de l’UOR. On peut transférer un étudiant dans une autre université comme l’UNIKIN, avec tous ses documents et tous les cours qu’il a déjà suivis et validés. S’il a des reçus, des côtes,… on va transférer. Donc, l’étudiant sera inscrit directement dans l’université partenaire en passant par notre logiciel. La reconnaissance faciale, c’est une mesure biométrique: on se présente devant un terminal, comme une caméra. Lorsqu’on se présente devant la caméra, elle capte quelques images de l’étudiant et les images sont transférées à notre logiciel via l’Internet. Le programme va faciliter la traçabilité c’est-à-dire l’accès direct à la salle. Les étudiants ne sont pas obligés de traîner à la porte », rassure ce chercheur.
Notre interlocuteur a, en outre, invité les autorités politico-administratives et académiques du pays à soutenir les différentes réalisations des étudiants qui apportent des solutions aux problèmes de la société.
Mettre au point un programme de contrôle dans les institutions supérieures s’avère très important pour mettre un terme aux multiples cas de fraude, rassure l’ingénieur MUMBERE KASONIA.
« Je comprends déjà qu’à l’université, les étudiants sont entrain de fournir d’efforts pour innover. Je recommande aux autorités politico-administratives de la région de chaque fois participer aux activités de soutenance afin de s’enquérir de ce que font les apprenants. Lorsque qu’on a des infrastructures qui demandent la sécurité élevée, il faut créer ce genre de mécanismes pour limiter afin de limiter la fraude. Je pense que c’est vraiment très important », recommande cet ingénieur informaticien.
Pour contexte, les activités de soutenance publique de travaux de recherche de fin de cycle et de fin d’étude ont été amorcées ce mercredi ce mercredi 15 juillet 2026. En cette première séance, 6 étudiants du domaine des Sciences et technologies de l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo, ont présenté les résultats de leurs travaux de recherche.
Victoire Pozite